Extrait d'audio 1
de La visite

C'est conseillé d'écouter avec des casques

Extrait d'audio 2
de La visite

C'est conseillé d'écouter avec des casques

de Karin Elmore

Installation des corps

A eu lieu à Paris le 26 Mars 2012 à La Maison de l'Amérique Latine
comme ouverture du Festival de Performance « Il va se passer quelque chose saison II »

Concept, direction, texte et photos par Karin Elmore
Photos de Yulissa Aranibar
Création en collaboration avec:
Yulissa Aranibar Espinoza
María Elvinia Coronel
Colibrí Cottier
Pilar Gomez
Tamara Milla Vigo
Laura Tristán Flores
Laure Pérez
Gabriela Vidal Pérez
Lise Toa
Fanny Cekou

Photos de la performance: Lorena Díaz

Le corps est mobile, vivant, non définitif.

"La visite" est une performance-installation, que reprend le thème de l'immigration, et fait partie de mon projet Ton corps / le mien que je fais depuis l’année 2009. Ce projet est une série de performances et actions urbaines sur le thème des corps des femmes immigrés. Le corps comme dernière refuge. Mon corps est ma mémoire, mon pays, ma culture, mon histoire.
Ton corps / le mien à été présenté dans deux maisons des quartiers défavorisés de Lima, au Centre Culturel d’Espagne de Lima, au Musée Reina Sofía de Madrid, à la Caldera de Barcelone, à Paris et bientôt à Mallorca.

J'ai travaillé dans cette occasion avec des femmes immigrées résidentes à Paris, que j’ai connue à travers de Facebook et dans les réseaux sociaux des personnes immigrés en France. Pendant 6 jours, nous avons travaillé dans la composition d'un concept, et résolue les questions visuels, dramaturgiques et sonores, pour parler avec simplicité et humour, du grand problème humain de l'immigration l'exclusion, le racisme.

Dans le magnifique palais où se trouve la Maison de L’Amérique Latine à Paris, j’ai travaillé sur le contraste entre l’extrême luxe du palais baroque et les corps des femmes immigrées, nues et sobres.

Nous avons travaillé également autour du regard de l’autre, je regarde, les autres me regardent.

Lors de La visite, le public est aussi un acteur, c'est à dire le complice dans la performance, complice également de l'état des choses.

Dans la première salle, des audio – guides sont distribués parmi le public, mais pas à tous, seulement à la moitié des gens. J’ai construit deux pistes sonores, une qui est lancée dans la salle, l’autre c’est des instructions que je donne au public - life - à travers les audio guides. Les audio font participer et interagir le public physiquement, et leur emmene à une réflexion sur le regard de l’autre, le racisme, les différences sociales, les contradictions de la société de consommation.

La visite raconte aussi l'absence d'identité: je suis la moitié de quelque chose, le double de quelque chose, je suis différente.

Dans la deuxième salle, les femmes font le ménage, toutes, comme un seul corps, solidaire, toutes en silence, un silence sonore et solitaire.

Des quatre fauteuil, il en manque un, celui de la femme morte au le milieu de la pièce, le membre de la famille qui est absent, sur les fauteuil un mot: mère, père, frère, la sœur est disparue.

Troisième salle : Une femme qui était née à Villa El Salvador à Lima, qui est allée habiter à Milan à l'âge de 7 ans et qui habite à Paris, nous montre des photographies de son voyage au Pérou ; elle est partie en vacances au Pérou après 15 ans en tant que touriste. La péruvienne nous raconte avec son accent italien, le voyage qu’elle a fait dans son pays natal avec son guide Lonely Planet recouverte de papier journaux pour ne pas passer par ne touriste.

Dans la dernière salle, les femmes se déshabillent au milieu du public, lentement elles se débarrassent de ses vêtements jusque à se montrer ventre et seins nues.

Sur le sol, on voit les vêtements, au centre, les femmes forment un cercle, ‘a l’intérieur, sur leur ventres on lit le mot M A I S O N, à l’extérieur, sur leurs dos, on lit la phrase : TOUT EST EN CONSTANT MOUVEMENT, pour le lire, il faut faire un tour autour d’elles.

Karin Elmore