2012. Benedictas saison II
de Karin Elmore

Création: Germana Civera et Karin Elmore
Avec: Germana Civera y Karin Elmore

Textes et vidéo : Karin Elmore
Réalisation d’objets: Mathilde Beck
Production: L’Autre Monde

«Benedictas» est une installation-performance qui a été créée dans sa première version dans une résidence au Centre Culturel d'Espagne à Lima en Octobre 2011. Dans «Benedictas» nous tentons avec un caractère ludique, d’aborder la question de l’acte de création.
A partir des matériaux : textes, photographiques, vidéos, sonores, nous prenons tout ce qu’on trouve et sur tout ce que l’on ne trouve pas. Cette performance est sur l’absence, le manque, le silence, que provocquent la pensée. La création de ce que nous échappe.
Ces matériaux sont exposés au public en forme d’installation-performance, avec nos propres présences mouvantes et changeantes qu’invitent le public à partager une œuvre en train de se faire.

La performance est composé de trois parties: une exposition de vidéos et d'objets qui sont liés au texte de la conférence, une conférence et la performance.
Chacune de ces parties avec la présence du public, constitue en soi une fiction, qui pourrait être observée par un second public et devenir une ouvre qui pourrait être appelé: «performance et publique en train de générer des contenues."

Le point de départ est le «trou» ou le vide, l'absence, comme source de la création. Le texte et les objets, parlent de la création à partir du corps.
Dans la performance, une histoire fictive du corps dans le temps crée une réalité parallèle: la réalité de l'exposition, la conférence et la performance. Cela implique le public et le rend actif et complice jusqu’à la perte des frontières entre la réalité et la fiction.

«Benedictas» est une longue préface, qui n'est pas fixe, les significations mutent, les certitudes disparaissent.

A partir de la nudité, des contenus émergent des éléments extrêmement simples, des objets du quotidien: un tas de chiffons, comme dans la Vénus de Michelangelo Pistoletto. Le contraste entre la réalité des corps de différents âges nus, et les couleurs et textures des tissus et des vêtements trouvés à Emmaüs, les déchets de la société, nous créons des contenues qui nous font réfléchir sur le conventionnellement admis et «l’anormale», sur la “santé mentale” et la folie, sur la beauté et la mort.

Karin Elmore